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Le jeu pathologique

Le jeu pathologique et les achats compulsifs sont deux formes classiques de dépendance à un comportement, dans lesquelles, le sujet accomplit de manière répétitive et « obligatoire » une séquence comportementale précise dont il ne peut se passer, malgré qu'il en connaisse les conséquences négatives.

Les canadiens, qui s'intéressent au jeu depuis une vingtaine d'années, ont Mis au point des méthodes intéressantes de détection, traitement et prévention du jeu pathologique. La plupart des études se réfèrent aux jeux de hasard et d'argent (casinos, loteries, tiercé), mais on peut dire que parier est pour le joueur une source d'excitation et de détente qui dominera entièrement sa vie, quel que soit le contexte dans lequel ce pari a lieu.

Des études effectuées à l'Université de Harvard montrent que les joueurs ont une perception de contrôle illusoire à l'égard des jeux de hasard.

En général, notre rationalité nous fait difficile de considérer le hasard comme une explication suffisante de la cause des événements. Ainsi, le joueur entretient une grande confusion entre la part du hasard et la part de sa propre habileté dans le résultat du jeu. Une des erreurs cognitives les plus fréquentes vient de notre difficulté à accepter l'indépendance des événements : « Cette fois, c'est à moi de gagner… » « Forcément une fois, ce sera mon tour… »

Des chercheurs ont étudié les autoverbalisations de joueurs de machines à sous (méthode de pensée à voix haute). Le résultat a été spectaculaire : plus de 75% des pensées qui accompagnaient le jeu étaient irrationnelles et inadéquates, ne tenant pas compte du hasard comme déterminant du jeu !

Un élément sous jacent au développement de ce type de dépendance est parfois l'existence d'un traumatisme individuel ou familial important, qui a marqué le devenir de la personne ou de la famille et qui conditionne une vision selon laquelle il y a quelque chose « à rattrapper ». Pour récupérer une estime de soi malmenée il faut, comme dans le jeu, « se refaire ». Cette caractéristique se retrouve chez des personnes d'origine sociale fort différente.

Dans son aspect comportemental, le jeu est aussi un outil de gestion de la tension psychologique.

La dépendance au jeu se développe en 3 phases :

  1. La phase gagnante
    Souvent on a commencé par gagner. Cette expérience positive entraîne une forte excitation, et une impression de se sentir riche et important. L'impulsion à faire des paris est importante à cette phase.
  2. La phase perdante
    Perdre de l'argent et jouer pour « se refaire ». Emprunter pour jouer, vendre des objets personnels, commencer à cacher les dettes à l'entourage. Toujours croyance qu'on pourra rétablir la situation en jouant.
  3. La phase du désespoir
    Etre obsédé par le jeu, mentir, tricher, cacher à l'entourage, manquer le travail. Commence conscience du problème, avec sentiments dépressifs et idées suicidaires.

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