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Développement de la dépendance, un processus en trois étapes

La consommation de psychotropes est au début recherchée comme une façon de se faire PLAISIR, de se détendre, de trouver un mieux-être, pas forcément parce qu'on va mal, mais aussi parfois par curiosité, et, chez l'adolescent, pour se confronter à l'interdit. C'est ce qu'on appelle une consommation récréative. Mais, parfois, la dépendance va se développer à mesure que cette consommation commence à devenir un moyen pour faire face aux difficultés de la vie. Cette deuxième étape se caractérise par l'accroissement du DESIR , avec une forte attente des effets anticipés de la consommation. Ainsi, un verre ou un joint sera nécessaire avant un entretien, pour se donner du courage et après l'entretien, parce qu'« on mérite bien ça ». Petit à petit, la consommation non seulement ne procure plus de plaisir, ou bien un plaisir très passager, mais encore, consommer devient un BESOIN, besoin d'autant plus impérieux que l'état normal de la personne est son état intoxiqué, la non-consommation entraîne alors un état de manque très pénible, qui amène à une nouvelle consommation.

Notre cerveau a une formidable capacité d'adaptation. L'alcool, comme les drogues, accroissent la production de certains neurotransmetteurs. Confronté à des drogues plutôt sédatives, comme l'héroïne, il développe des voies pour maintenir un niveau de vigilance, en donnant la priorité à la production de molécules excitatrices. Soumis, au contraire, à des drogues stimulantes, comme la cocaïne ou la nicotine, il va fabriquer « à la chaîne » des neurotransmetteurs inhibiteurs dont l'effet pourrait se traduire comme une sensation de satiété ou d'apaisement. A la longue, ces modifications deviendront durables.

Ce qui vient encore compliquer les choses et constituer une « passerelle » vers d'autres comportements addictifs, est l'imbrication, encore mal connue, entre le biologique et le psychologique. Par exemple, l'envie satisfaite, et ceci, aussi bien pour une cigarette, une barre de chocolat ou un petit whisky, produit du plaisir. Le souvenir de ce plaisir s'imprime dans des centres de la mémoire, imprimant aussi, par association, tous les détails qui y sont attachés. Des détails qui, par la suite, vont constituer autant de stimulis-gachette. On peut dire en résumé que la DEPENDANCE est un phénomène complexe qui se construit dans plusieurs régions de notre cerveau mettant en place des processus qu'on commence seulement à identifier, liés aussi à des mécanismes de « récompense ». En fonction de l'expérience de la personne, des « récompenses-plaisirs » ou des « soupapes » de réduction de la tension qu'elle aura employées dans sa vie, elle va privilégier, si elle devient dépendante, une de ces substances ou de ces mécanismes en particulier ou elle fera appel à plusieurs d'entre eux.